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 De retour au pays ... Plus ou moins.

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Jane Doe
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MessageSujet: De retour au pays ... Plus ou moins.   Mer 19 Juin - 21:55

Spoiler:
 

Motel Le Quinta, Banlieue de New-York - 26 juin 2030, 23h27

***

Un peu moins d'une demi-heure plus tôt, Sur l'Interstate 78 express.

Personne n'empruntait l'Interstate aussi tard un jeudi soir : la quatre-voie était presque déserte. Seule une mustang de collection rouge, une Hundaï bleue, une Ford Fiesta noire et une N-Prius également noire troublaient la tranquillité du petit bout de route situé à quatre miles de l'embranchement vers New-York.
Au sein de ce petit convois né du hasard, la Fiesta attirait l'attention en étant la seule voiture à osciller légèrement de gauche à droite. A l'intérieur Sept, le genou calé sous son volant, était en train de se rouler un cigarette. La jeune femme, en débardeur et jean conduisait pieds nus. Un gros sac militaire trônait sur le siège passager, et les deux sièges arrières étaient encombrés d'un tas assez conséquent de boites à burger vides, sac en papier krafts et autres emballages de sandwichs. Visiblement, elle était sur la route depuis un petit bout de temps. Un thermos roulait dans l'habitacle, mais le bruit du café qu'il contenait était couvert par l'autoradio.

La jeune femme reprit le volant d'une main en glissant une cigarette un peu tordue entre ses lèvres de l'autre. Elle l'alluma à l'aide d'un petit bic et souffla un nuage de fumée qui fut très vite aspiré par la fenêtre entrouverte. A l'autoradio, une voix masculine annonça : « Radio Oneties. L'essence rétro. » et fut suivie par une intro à la Basse. Sept tira sur sa cigarette et monta le volume. Dans un premier temps, elle se contentait de hocher la tête en rythme, mais assez vite, elle battait le rythme sur le volant, chantonnait un peu par dessus la musique, et fini par chanter le refrain. Elle chantait horriblement mal, mais avec tellement d'entrain qu'on aurait eut du mal à le lui reprocher. Elle faisait un peu penser à un chaton empêtré dans un pelote de laine : Pitoyable, mais un peu attendrissant quand même.
Mais à sa décharge, la caféine avait pas mal d'influence sur son comportement : Elle n'avait pas dormis depuis le Colorado et avait 40 heures de route dans les pattes.
Il était grand temps qu'elle arrive, et qu'elle trouve un Motel.

***

Un peu plus d'une Demi-heure plus tard, à 23h27 donc.
La chambre 4 du Quinta était simple et classique : au rez de chaussé du motel sans étages, un lit deux places, une table avec des chaises, une déco tout en contreplaqué et plastique et une salle de bain d'où émergeait Sept, accompagnée d'un nuage de vapeur. La jeune femme en jean et soutien-gorge s'assit sur le lit et entreprit de se sécher les cheveux. Une fois ses cheveux vaguement sec, elle passa une chemise et tira son sac vers elle. Elle en sortit un paquet de chips et un S&W M19, avant d'aller s'installer dans le fauteuil. Elle le tourna face à la porte d'entrée verrouillé et chainée, posa l'arme sur la table et pris quelques chips du paquet avant de le poser à coté du révolver.
Puis elle laissa aller sa tête en arrière avant de fermer les yeux.
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Narradmin
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Jeu 20 Juin - 1:34

Jane avait tout l'air d'être le genre de fille qui pensait à tout, tout le temps. Les voyages constants, les situations périlleuses en veux-tu en voila avaient fini par laisser des habitudes que d'aucuns auraient probablement trouvées ridicules, mais pour elle, cela semblait être comme une question de survie, dans ce monde si hostile. Et pourtant...
Était-ce la fatigue du voyage, le défilement incessant des lignes blanches d'highways, un savant mélange des deux... Dieu seul savait ce que c'était, mais le fait est que ça avait vraiment crevé Jane, au point que ces minutieuses précautions furent ce soir-là insuffisantes. Insuffisantes pour contrecarrer ça.

Tout partait d'une piqûre au cou, pas vraiment indolore, au contraire : le picotement était venu de façon fulgurante, sans doute autant que le dard de neuroleptique qui en était à l'origine. Quel que fut le produit dont était chargée cette petite fléchette, ses effets étaient puissants : à peine une poignée de secondes après l'injection, Jane y voyait tout trouble, en plus de ressentir une profonde somnolence.
Peut-être, dans un éclair de lucidité, remarquerait-elle l'homme qui venait de se matérialiser presque devant elle, sur sa gauche. Vêtu tout de noir, d'un costume peut-être, il tenait à la main une arme de poing modifiée. Peut-être qu'elle aurait plutôt eu le réflexe de  saisir son revolver, mais là où sa main aurait rencontré la crosse rassurante de l'arme, elle n'aurait serré que du vide. Son arme était maintenant dans les mains gantées d'un autre homme, plus jeune, moins chauve, mais aussi vêtu de noir, qui se déplaça tout près d'elle, sur sa droite, avant d'aller nonchalamment s’asseoir sur le bord du lit.
Aucun ne prononça le moindre mot les quelques secondes qui suivirent, alors que le rideau de fin de spectacle tombait lentement mais sûrement devant les yeux de Jane. Bientôt la lumière s'éteignit complètement alors que ses paupières se fermaient pour un gros dodo.

Et puis, le temps passa, peut-être un peu, peut-être beaucoup plus que ça, mais qu'importe, ce qui comptait était bien que la lumière revienne. Et elle revint enfin, alors que la jeune femme quittait le monde du sommeil au profit d'une réalité infiniment moins douce.
En un simple regard, Jane se rendrait compte de combien la situation avait évolué, durant le temps où elle avait quitté ce monde. La petite chambre de motel, simple mais confortable, avait laissé la place à une pièce extrêmement dépouillée, à l'image des murs ou du sol de béton nu. Il s'agissait peut-être d'un endroit en sous-sol, comme la température était un peu fraîche. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas exactement le genre d'endroit qu'on aurait qualifié d'hospitalier. Surtout pas lorsqu'on réalisait que l'on était attachée d'épaisses sangles de nylon, sur une chaise peu confortable, face à l'un de ses ravisseurs.
La seule source de lumière, provenant d'un tube phosphorescent à l'argon, mettait en évidence celui des deux hommes qui avait ramassé le pistolet de Jane. Il était bien habillée d'un complet noir assez élégant, de même que le bonhomme en question était qualifiable de BCBG. Ses cheveux bruns formaient une coiffure hérissée sur la tête fermée dans l'indifférence, et un simple anneau de métal sombre pendant au lobe de son oreille gauche. En dehors de ces détails, le gars aurait pu passer pour un jeune cadre commercial avoisinant la trentaine. Rien du stéréotype du délinquant sexuel de base, ce mec était d'une toute autre trempe, ça se voyait.
Assis face à Jane dans une chaise du même genre, nonchalamment basculée contre le mur, le jeune homme avec un petit objet difficile à identifier clairement. Son regard émeraude était fixé sur la "victime", mais son visage n'affichait aucune émotion particulière, sinon une impression d'attente. Et puis, il ne parlait pas, ni au moment où Jane s'était réveillée, ni à présent que le fait était avéré. Il était juste là,à attendre, mais quoi ? Impossible à dire en l'état actuel des choses.
Bref, c'était la merde, et pas qu'un peu.



[sorry si j'ai été un poil directif, j'avais juste besoin de te mettre très exactement dans ce genre de situation n_n ]
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Jeu 20 Juin - 11:25

En sentant la piqûre, Sept eut le réflexe de retirer vivement la pointe de son cou. Elle se pencha en avant pour observer le dard, mais elle se retrouva affalée au sol avant d'avoir pu le porter à ses narines pour analyser le narcotique. Elle avait reçu un entrainement pour résister aux effets des empoisonnements, ainsi qu'une mithridatisation. Cependant, son entrainement ne lui servait pas à grand choses vu le peut de repos qu'elle avait pris ces derniers jours, et elle n'était pas assez folle pour continuer de se faire des cocktails de toxiques toutes les semaines. Et puis de toutes façons, elle savait très bien que ses agresseurs devaient connaître son dossier, et avoir savamment dosé leur mélange pour elle. Elle se laissa donc aller. Tant qu'a tomber inconsciente, autant en profiter pour récupérer un peu.

C'est le mal de tête qui la ramena à la conscience, et l'envie de vomir qui acheva de la réveiller. La jeune femme cligna des yeux deux ou trois fois, et agita ses doigts engourdis. Elle remua un peu, comme pour tester les sangles. Elles étaient serrées, mais pas assez pour couper sa circulation. Sept passa sa langue sur ses dents, comme pour se débattre avec une bouche pâteuse. Elle n'avais jamais réussit à se débarrasser de ce réflexe de chercher une lame de rasoir dans sa bouche en situation de crise.
Considérant ses symptômes, elle en avait encore pour une bonne dizaine de minutes avant que l'éthanol dans lequel l'hydrate de chloral était dissout finisse d'être évacué par son foie. Elle allait devoir temporiser un peu, où trouver un autre moyen de s'en sortir. Et ces deux plans étaient loin d'être incompatibles.
Sa situation n'était pas trop merdique: Si ses agresseurs avaient accès à du chloral hydraté, ils avaient accès à du chloral, et donc ils auraient très bien pu la tuer dans sa chambre. Il lui suffisait de trouver pourquoi ils avaient besoin d'elle chaude plutôt que froide.

« Bonjour Monsieur. »
La jeune femme s'interrompit pour réprimer un haut le cœur. Vomir n'aurait servis à rien pour purger son métabolisme : c'était l'irritation de sa muqueuse gastrique qui parlait. Et de toute façon, le mec en costard était trop loin pour qu'elle arrive à atteindre ses yeux.
« Pardon. C'est un interrogatoire où un entretien d'embauche ? Dans le second cas je voudrais bien un ou deux litres d'eau tiède avec une paille, s'il vous plait. »

Sa voix était calme et posée. Le seul trouble qu'on pouvait y trouver était d'ordre chimique. Un truc vieux comme Sun Tzu : Celui qui contrôlait la peur contrôlait la guerre. Elle n'avais pas besoin d'en faire plus. Dans cette situation la réaction normale serait de flipper, supplier et se débattre. Le simple fait de ne pas faire ça laissait entendre qu'elle avait un plan. Pour le reste, il lui suffisait de laisser faire l'imagination du mec en face: Il en savait plus, et donc savait comment la jeune femme pouvait se sortir de là. Il devait d'ailleurs bien y faire attention si il avait lu le dossier de la jeune femme.


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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Jeu 20 Juin - 18:52

Spoiler:
 



L'attente, le silence, l'incertitude, le trouble ou même la peur et la coercition, tous pouvaient s'exprimer tour à tour dans cette petite pièce dans laquelle Jane était retenue. Ses paroles ne suscitèrent strictement aucune réaction chez son gardien, ou tortionnaire, qui continuait de jongler avec ce petit objet, qui avait tout l'air d'être un genre de mini-carte magnétique, ou une puce de téléphone peut-être, difficile à dire. Peut-être le gars était-il sourd, ou muet, voire les deux à la fois, ou bien encore avait-il décidé d'ignorer totalement Jane. quoi que ce fut, le résultat était le même : pas de réponse de sa part.

L'attente se prolongea encore quelques minutes de plus, avant qu'un premier bruit ne brise le silence : une porte qui s'ouvre, puis qui se referme, dans le dos de miss Doe. Un instant plus tard, un second bonhomme passa près d'elle, sur sa gauche, et elle put alors peut-être le reconnaître : c'était celui au crâne chauve qui l'avait neutralisée, dans le motel. Toujours vêtu de la même manière, comme son collègue, il tenait en main une enveloppe de couleur brune qu'il transmit à celui qui était assis avant de faire demi-tour et de disparaitre du champ de vision de la mutante. Cependant, aucun bruit de porte ne vint indiquer qu'il était reparti. Quant à l'autre, il tira de l'enveloppe un ensemble de feuilles qu'il se mit à parcourir du regard, l'air toujours aussi tranquille et neutre.
Néanmoins, cet état de fait changea assez soudainement dès le milieu de sa lecture. En effet, il se mit à sourire assez largement, comme s'il venait d'y trouver une bonne nouvelle ou quelque chose du même genre. Dans un second temps, son regard se reporta vers Jane, comme si elle était en partie la raison de ce sourire venu de nulle part. Il reprit alors sa lecture comme si de rien n'était.
Une fois qu'il eut fini de lire, le jeune homme rangea les papiers dans l'enveloppe avec un certain soin, avant de lisser le rabat de celle-ci puis de faire basculer sa chaise en avant pour se lever. Une fois debout, il se dirigea vers la gauche de Jane, où se trouvait une mince table en métal et plastique, encombrée de quelques objets difficiles à identifier. Il y déposa l'enveloppe avant de saisir l'un des objets, long, noir et mat, puis de revenir en face de Jane, l'objet tenu en travers des épaules. L'un des côtés de l'objet présentait une sorte de manche, tressé de bandes de nylon noir. Le doute ne fut plus permis sur ce dont il s'agissait une fois que l'homme tira sur cette partie, dévoilant la lame droite et luisante d'un sabre peu commun, mais ressemblant fortement à un ninjato. Après s'être délesté de l'étui qu'il déposa sur la chaise précédemment occupée, il se mit à tourner autour de Jane par la droite, avant de disparaître de son champ de vision, encore. Sauf que cette fois, c'était encore moins rassurant vu qu'il venait de montrer une arme avant de s'éclipser.

Quelques secondes passèrent, dans un silence de plus en plus pesant, propre à convertir tout espoir en peur presque terrifiante. Jane était là, ligotée sur une chaise de métal (simplement posée au sol, par rapport à ta question en MP), et un type inconnu lui tournait autour, un sabre à la main. Il y avait de quoi se faire dessus, franchement, mais la mutante n'était pas tout à fait comme les humains normaux. Peut-être que elle, elle ne ressentait pas de peur en cet instant, juste de l'impatience, allez savoir. En tout cas, ce n'était pas très bon signe, tout ça. Surtout lorsque le bruit d'une lame de métal ripant volontairement sur le sol se fit entendre, rendant imminente la possibilité de voir sa tête se désolidariser brutalement du reste de son corps. La lame fendit l'air, et...

Et rien. Jane était encore en vie. La seule qui avait changé par rapport à l'instant d'avant était la sensation de liberté dont ses poignets jouissaient désormais. Non, elle ne rêvait pas : le mec au sabre venait visiblement de trancher ses liens. Mais alors, quelle était l'intention de ces deux bonhommes ? Après tout, ils l'avaient enlevée, plutôt rudement d'ailleurs, puis maintenue attachée là, et maintenant ils la libéraient ? A quoi cela rimait-il ? Autant de questions qui restaient pour l'heure sans réponse.
Tandis que l'homme à l'épée repassait devant elle pour visiblement ranger son arme dans son étui, Jane pourrait constater que son intégrité physique était encore dans un état décent. Mais en examinant ses bras nus, elle remarquerait peut-être la marque laissée par une aiguille, juste en dessous du coude, camouflée sous un mince pansement. Soit on lui avait pris quelque chose, génétiquement parlant, soit on lui avait fait un don de la même nature, va savoir. Du reste, elle n'avait visiblement rien de cassé ou de trop abîmé.
Son sabre rangé, le chevelu alla s'adosser à un mur face à Jane et croisa ses bras sur son buste, mimant la décontraction la plus totale. Libre de se lever à sa guise, la jeune femme remarquerait que le chauve était bien toujours là, adossé contre l'unique porte tel un cerbère, son regard fixé sur elle, sa bouche serrée dans l'impassibilité. Quant à la pièce, elle était effectivement très peu pourvue : hormis les 2 chaises et la table (qui s'avérait encombrée de l'enveloppe, de l'épée à lame droite, d'une matraque télescopique rangée dans un étui de cuir noir, et du revolver de Jane), il n'y avait rien. Sous la poignée de la porte, demeurant visible malgré la présence du chauve, se trouvait une serrure électronique, dont la fente accueillait visiblement des cartes magnétiques.
Et maintenant ? A Jane seule de décider quoi faire pour résoudre les nombreuses énigmes que cette pièce et ses occupants lui posaient.
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Ven 21 Juin - 14:44

Pas de réponse, pas de réaction, donc c'était un interrogatoire.
Mr Costard avait reçu la formation classique : Garder le silence, mépriser, considérer l’interrogé comme un simple objet, faire monter son stress en ne lui fournissant aucune prise sur laquelle poser ses pensées jusqu'à ce qu'il craque. Une très bonne méthode quand on n'a pas affaire a quelqu'un qui à apprit le contre-interrogatoire dans une chambre d'isolation sensorielle à la soviétique.
Sept se contenta donc de se replacer le plus confortablement possible dans sa chaise et d'attendre, tout aussi inexpressive que le mec en train de la cuisiner, à ceci prés qu'elle le fixait droit dans les yeux.
Elle ne broncha pas quand le second agent entra dans la pièce : une autre technique classique d'intimidation qui semblait dire avec force clin d'oeil : « Tu est dans une structure énorme qui va t'écraser », ce genre de conneries.
Son regard était toujours vissé sur les yeux de l'homme à la boucle d'oreille, aussi elle ne vit enveloppe de papier kraft qu'avec sa visons périphérique. Son dossier probablement.
Une fois que Mr Costard eut fini sa lecture, il se leva pour aller chercher son espèce de lame très cool mais relativement inutile dans un vrais combat, sauf éventuellement pour l'agiter devant soit en essayant désespérément de conserver une zone de contrôle suffisante quand on n'était pas foutu de savoir se battre correctement au cors à corps. Elle le suivis du regard tant qu'elle n'avait pas trop à se tordre le cou. Elle n'allait pas non plus se faire violence pour ce petit rigolo.
Pendant qu'il lui tournait autour, elle ne se sentait pas réellement effrayée, mais plutôt désappointée. Soit ils voulait la tuer vis-à-vis de ce qu'il venait de lire dans son dossier, et dans ce cas c'était deux incompétent qui allaient sur le terrain sans informations. Soit ils cherchaient juste à l'effrayer, et dans ce cas c'était un peu insultant de leur part de penser réussir à la briser avec des vagues trucs copiés-collés du manuel.
Quand la lame racla au sol, Sept se mit à sourire. 90% de chance qu'ils cherchent à l'intimider, 10% de chances qu'ils soit juste sadiques. Dans le deuxième cas, le premier coup ne serait pas immédiatement mortel. Elle aurait largement le temps de libérer sa main gauche pour se libérer et d'atteindre son flingue en se jetant en avant. La chaise n'était pas fixée, donc en se tordant violemment vers la droite elle tomberait sur le dos, avec une ligne de feu grande comme un boulevard sur les deux hommes.

Mais l'homme ne réagit pas comme elle l'avais prévus, en tranchant ses liens. Elle fut surprise pendant une fraction de secondes, le temps que son esprit analyse cette nouvelle donnée, puis elle fut simplement déçue.
Elle ramena ses mains devant elle comme pour frotter ses poignet endoloris et replaça l'articulation de son poignet gauche dans un claquement humide.
« Amateurs … »
Son ton n'était pas colérique, et on n'y décelait même pas de reproche, juste de la déception et un peu frustration. Elle détacha les entraves de ses pieds.
« Alors maintenant, faut qu'au moins l'un d'entre vous me mette en joue vus que je représente une menace directe. »
Tout en conseillant les deux gardes sur la conduite à tenir, elle saisis son revolver. Elle n'était pas particulièrement belliqueuse, ni même hâtive. Elle se contentait de récupérer son bien comme on pourrait attraper un paquet de clope. Seigneur, elle rêvait d'un paquet de clopes à cet instant.

Puis elle s'installa dans la chaise confortablement, posa ses deux pieds sur la table en les croisant aux niveau des chevilles. Elle vérifia son barillet, le remit en place d'un mouvement de poignet, tira le chien et s'appuya son coude sur l'accoudoir, laissant reposer sa tempe contre le canon de l'arme.

Elle fixa a nouveau son regard dans celui de Mr Costard.
« Et maintenant, appelez votre supérieur : Vous avez une prise d’otage dans vos murs. »
la jeune femme cessa de sourire en passant en mode prise d'otage, et se concentra sur ses réactions réflexes : Si elle entendait le mec avec une perruque en peau de fesse approcher, il prenait un balle à bout portant dans la poitrine ou l'abdomen. Même chose pour Mr Costard.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Ven 21 Juin - 15:56

[Ton idée de balise me dérange pas, puisque pour le coup on aura tous deux gagné du temps Smile]

Nos deux énergumènes bien sapés commencèrent effectivement à réagir en voyant les faits et gestes de leur... Comment dire, victime ? Pensionnaire ? Roh j'en sais rien, mais ce que je sais en revanche, c'est qu'ils ne réagirent probablement pas comme Jane s'y attendait.
Boucle d'oreille fut le premier à laisser voir des signes d'agitation émotionnelle : ce fut comme si un "!!" s'imprima sur ses rétines, alors que ses lèvres se retroussèrent en un sourire de surprise inattendu. Son regard se tourna vers son collègue le chauve, lequel parut plus circonspect dans sa réaction, consistant en un léger retroussement de coin de lèvre figurant une risette. Cela étant, ni l'un ni l'autre ne broncha ou bougea d'une quelconque manière : le cerbère restait adossé à sa porte et l'autre à son mur.
A partir de là, les possibilités étaient nombreuses : soit ils estimaient la menace représentée par la mutante à un seuil proche de zéro, soit cette menace ne les effrayait pas du tout, soit ils avaient bien plus de tours dans leurs costards qu'ils ne voulaient bien en montrer. En tout cas, tout portait à croire que la situation avait été largement mise en scène et, qu'en coulisses, une machinerie bien huilée devait demeurer cachée à l'attention de Jane. Bah, sinon les choses ne se seraient pas passées comme ça, non ? Tout avait l'air trop simple, ou trop complexe finalement, va savoir.
Dans tous les cas, il était bien difficile de deviner ce que ladite situation exigeait de Jane. Devait-elle user de son arme ou de la manière forte en général ? Devait-elle essayer de parlementer, ce qui n'était pas gagné au vu du peu de conversation de ses ravisseurs ? Y avait-il une sorte d'énigme à résoudre pour quitter cette pièce sans effusion de sang ?
Nos deux gentlemen ne donnaient pas beaucoup d'indice à ce sujet, à ceci près que l'un d'entre eux faisait obstacle entre elle et la sortie. D'ailleurs, ladite sortie avait toutes les chances d'être verrouillée, mais si tel était le cas, pourquoi diable restaient-ils à l'intérieur de la pièce, si un verrou quelconque suffisait à l'y garder enfermée ? Et pourquoi avait-on laissé 3 armes différentes à la portée de miss Doe ? Quel était donc ce défi qu'on lui lançait là, alors qu'il semblait si simple de faire un carnage puis de s'enfuir ?
Ma réponse personnelle serait : si on lui a donné autant de liberté de mouvement ou d'armes, c'est probablement parce qu'ils ne craignent ni l'un ni l'autre. Maintenant, il faudrait tout de même s'en assurer pour savoir si ma précédente réplique n'a pas pour seul but de t'induire en erreur.
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Sam 22 Juin - 1:01

Sept tint sa position encore quelques instants, considérant le sourire de l'homme qui lui faisait face. Puis elle baissa son arme, en retira les balles, et jeta le tout sur la table en peut sèchement. Puis elle glissa les mains dans ses poches.

Elle avait écorché la carapace impassible de Mr Costard, donc elle était sur la bonne voie. Peu importe ce qui se tramait dans cette pièce, elle ne connaissait qu'une seule façon réellement efficace de gérer la situation : Retourner le jeu pour poser ses propres règles. Et visiblement, ça commençait à porter ses fruits. Mais elle n'en avais pas grand chose à faire.

Elle s'installa confortablement et attendit. Et elle continua d'attendre, et attendrait encore aussi longtemps qu'il le faudrait. Visiblement, on lui avait bricolé ce qui ressemblait à un joli test pour la mettre à l'épreuve. Et elle refusait d'y participer.
Ces types n'était que des petit bureaucrates qui ont trouvé le joli costume de papa et qui ont décider de se pavaner avec. Grand bien leur en fasse.
Du point de vue de la jeune femme, ils n'étaient pas différents des employés zélés qui s'étaient contentés d'obéir sans poser de questions et de lâcher les neurotoxines dans sa chambre, et dans celle de ses semblables. Des gens avaient faillit mourir pour les sortir de là, d'autres avaient renoncés à leur carrière pour leur donner une occasion de fuir, et Onze s'était fait tuer.
Si DNA, ou Échelon, ou peut importe le nom que se donnait ses types voulaient jouer, libre à eux. Du point de vue de Sept, ils venaient de se mettre dans un panier sur lequel elle rêvait de rouler avec un Char.
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Lun 24 Juin - 15:52

Attendre, c'est long et chiant, non ?
Et c'est pourtant ce à quoi fut réduite Jane, non-pas par la force des choses, mais parce qu'elle en avait décidé ainsi. Et le temps, substance invisible coulant telle une eau pure depuis une cascade, lui donnait un peu plus tort de s'enfermer dans ce choix, à chaque minute qui passait.

Nos deux bonhommes restaient invariablement impassibles. Mention spéciale au grand chauve qui gardait sa porte, et dont l'immobilisme avait de quoi épater même un mime singeant une statue. L'autre s'agitait un poil davantage, mais restait néanmoins totalement maître de lui-même. C'est donc avec la même nonchalance tranquille qu'il tira un paquet de cigarettes - black devil - de la poche intérieure de son costume, ainsi qu'un zippo - aux faces respectivement gravées d'un as de pique et de cœur -, et qu'il s'alluma un concentré de mort à long terme. Profitant du fait d'avoir un feu sous la main, le chevelu  ne tarda pas à retourner saisir l'enveloppe en papier craft pour l'enflammer. Jane avait considéré qu'il ne s'agissait que de son dossier, et n'y avait donc pas porté attention, mais à présent que ceci flambait joyeusement, il serait impossible de revenir en arrière sur la question.

Son acte de pyromanie terminé, boucle d'oreille retourna vers son mur attitré, contre lequel il reprit appui en tirant lentement sur sa clope. Son regard était vaguement porté sur la mutante, mais néanmoins dénué de toute trace d'intérêt profond ou de curiosité. Lui aussi attendait peut-être que quelque chose se passe.

Et l'attente continuait, comme elle semblait vouée à se prolonger ad vitam aeternam, ou presque. En effet, viendrait forcément un moment où la faim, la soif ou tout autre besoin physiologique rendrait cette même attente insupportable. Jane pousserait-elle jusqu'à ces limites, où bien reconsidèrerait-elle son précédent choix ? That is the question.
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Dim 30 Juin - 11:26

Sept avait l'esprit clair désormais.
Ça faisait une bonne demi-heure qu'elle était assise là, à attendre qu'il se passe quelque chose. Son foie avait gentiment évacué les dernières traces de toxiques de son système sanguin, et elle arrivait à réfléchir froidement désormais. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle revint sur sa décision instinctive. Ses deux geôliers l'avaient détachée, mais elle avait toujours les mains liées. Il suffisait d'y réfléchir quelques instant : Quelqu'un, probablement Échelon mais elle ne fit pas l'erreur de construire sa réflexion sur des supposition, l'avait enlevée. Vu leur techniques et de leur dispositifs, ils savaient à qui ils avaient affaire. Donc, la zone étaient contrôlée. Equipe des forces spéciales, neurotoxines, charges explosives, groupe d'OGMC, peu importe. Si elle tentait quelque chose, elle avait de grandes chances de mourir. Elle en était à quelque chose comme une heure de temps de mort clinique cumulé, et elle n'avait pas envie d'en rajouter.
Du bout du pied, elle attrapa le paquet de Black Devils posé sur la table. C'était un peu du foin, mais au moins c'était fumable. Elle en tira une, l'alluma à la flamme de enveloppe en train de finir de se consumer, et elle se posa confortablement pour fumer, bien installée dans son petit nuage aux vagues relents de chocolat.

Elle avait de bonnes chances de ne pas être la première à craquer : Sans eau ni nourriture, considérant qu'elle pouvais dormir autant qu'elle le voulait, elle pouvait tenir deux à trois jours avant de risquer un choc hypovolémique. Donc, c'était parti pour deux jours d'attente avant de tenter une sortie. Et pour ce qui est de sa résistance psychologique, elle avait tenus plus longtemps sans rien faire, à ceci prés qu'elle était allongée en tenue et en plein soleil, un WA2k entre les mains, à attendre que le médecin de Martoli passe assez de son front hors de la protection pare balle qui recouvrait sa piscine privée. Et en plus, elle n'avait même pas à rester attentive mais juste alerte.

La jeune femme tira une dernière latte sur la cigarette noire, puis la laissa tomber au sol. Elle retira ses pieds de la table et s'installa sur la chaise, le dos bien droit. Tout le secret était de positionner sa tête de façon à poser le crâne en équilibre sur la colonne vertébrale. Elle décontracta son visage, puis posa son corps au repos, yeux fermés et mains pendantes sur les accoudoirs de la chaise. Elle replia ses jambes pour rapprocher ses pointes de pieds de son centre de gravité au cas où elle aurait besoin de se lever rapidement. Puis elle ralentit sa respiration, déplaçant son attention vers son nombril pour abaisser la contraction de ses intercostaux et respirer plus profondément. Elle ne ferma pas son ouïe, pour surveiller les mouvements éventuels autour d'elle.
Elle mit une dizaine de secondes pour sentir son pouls contre sa peau au niveau des artères principales : Carotides, Radiales et Fémorales. Elle ralentit son pouls vers 55 battements par minutes, puis commença à compter.
Si il n'y avait rien de nouveau dans 158 000 pulsations : plan B.
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Narradmin
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MessageSujet: Re: De retour au pays ... Plus ou moins.   Lun 1 Juil - 14:36

Attendre, c'est long et chiant, non ?
Et c'est pourtant ce à quoi fut réduite Jane, non-pas par la force des choses, mais parce qu'elle en avait décidé ainsi...

Oui, je pourrais reprendre mot pour mot mon précédent message, tant la situation n'avait, en fait, pas évoluée d'un pouce. Toutefois, cette absence d'évolution était justement très intéressante s'il s'agissait d'en apprendre plus sur ces tortionnaires : qui qu'ils soient, ils étaient peut-être plus pro qu'ils en avaient l'air. La preuve : cette capacité à rester quasiment immobiles des minutes durant, voire des heures, sans dire un mot, sans un raclement de gorge, sans même s'humecter les lèvres... Quel self-control !
Et puis, cette absence troublante de paroles, comme s'il avait été décidé d'imposer à Jane un silence de tombe, ça aussi c'était magnifique, quelque part. N'importe quel sous-fifre de bas-étage aurait déblatéré un faisceau sans fin de conneries, du résumé du dernier match des Yankees à la partie de jambes en l'air avec Bobonne de dimanche soir, à moins de lancer un débat stérile sur les noms que l'on donne à un hamburger d'un côté ou de l'autre de l'atlantique. Là, non, c'était tout sauf ça : pas un mot, pas un geste, rien. Peut-être qu'en fait, il s'agissait de télépathes et que depuis le départ, ils communiquaient mentalement ! Mais comment savoir...

En tout cas c'était sûr et certain, toute évolution impliquerait forcément une réaction de la mutante.
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De retour au pays ... Plus ou moins.
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